Non loin de Kyoto (京都) je comptais aller observer les cerfs qui abondent dans les rues de la ville de Nara (奈良), mais voila que mon train passe par une gare anormalement surpeuplée, bien que minuscule.
C'était la gare de Inari (稲荷), entre Kyoto et Nara, et nous étions le 4 janvier 2006. Etonné par tout ce monde je descends et mène mon enquête. Le flot de japonais me conduit vite vers un temple situé à deux pas de la gare, étant encore début janvier les japonais s'adonnaient toujours aux rituels du shôgatsu (正月) mais ils étaient encore une fois exceptionnellement nombreux pour un temple aussi perdu dans la campagne.
Il s'avère que Fushimi Inari (伏見稲荷) est le plus grand sanctuaire Inari (稲荷) du Japon. Inari étant le Dieu-Renard vénéré ici. Ce jinja (神社) est simplement énorme et s'étend de la vallée jusqu'au sommet de la montagne à laquelle il s'adosse, vous proposant ainsi une ballade entièrement balisée de torii. La promenade est tout bonnement incroyable, à chaque pas que vous faîtes c'est un torii que vous franchissez, c'est ainsi huit kilomètres de tunnel rouge-orangé que vous allez franchir. Vous passerez par différent cimetière ô combien anciens, un détour par un lac et différentes boutiques offrants des torii miniatures à calligraphier à votre guise pour décorer les tombes de vos ancêtres enterrés ça et là. Après quatre kilomètres vous arriverez à un joli panorama sur la ville de Kyoto.
Les torii sont faits de bois, la forêt recouvrant la montagne voisine sert de matière première. Sur ces portiques on peut lire les noms des entreprises qui ont aidé au financement de l'implantation d'un si grand nombre de ces portes shinto.
Bien qu'ayant glané bon nombre d'informations sur des choses à voir dans le Kansai (関西) avant mon départ pour Kôbe (神戸), je n'avais jamais lu une ligne sur cet endroit que j'ai découvert par hasard. C'est cependant la plus belle visite que j'ai faîte dans l'ouest du Japon, et je vous la recommande.