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jeudi 8 juin 2006

Chaise publique pour arrêt de bus à vieux (年を取った人のバス乗り場席)

J'ai assez souvent vu des arrêts de bus à côté desquels des chaises avaient été installées.
Mais vu la qualité et l'ancienneté des chaises en question, j'ai vite compris qu'elles n'appartenaient pas à la compagnie d'autobus. Deuxièmement lorsque j'ai vu des gens occuper ces sièges, il s'agissait bien souvent d'octogénaire, j'en déduis ce sont les petits vieux habitués à venir attendre leur chauffeur ici qui se sont installés de quoi patienter dans de bonnes conditions.
Ce soucis du pratique allié au confort chez les japonais me laisse rêveur... La photo a été prise près de l'Université de Tokyo, à côté du campus Asano; chaque jour je passais devant et songeait qu'il faudrait en parler ici.

Les chambres de KEK (KEKの部屋)

Le complexe de KEK comporte de quoi loger les gens qui viennent y faire des expériences, c'est pas très intéressant mais ça renseignera ceux qui devront y aller un de ces quatres, on ne sait jamais.
Il y a quatre batiments, certaines chambres (batiment 4) sont pourvues de salles de bain, d'autres (batiment 2) ont à cet effet des parties communes. On appréciera la touche japonaise apportée à l'équipement de ces chambres: chaussons à mettre dans le hall d'entrée, baignoire, bouilloire, kimono, borne WiFi pour l'internet tous les 10 mètres. Je vous conseille de réserver le plus tôt possible, dans mon cas je me retrouve à changer de chambre tous les deux jours, ce soir je n'ai même pas d'endroit où dormir et finirai dans le canapé de la "beam line" n°14 où l'on expérimente...

lundi 29 mai 2006

Les parapluies (傘)

Les parapluies -en Japonais "kasa": 傘- sont très employés ici, beaucoup plus que chez nous où l'on préfère la capuche et son style associée.
Ici si vous sortez le matin sans parapluie mais que dans la rue tout le monde a le siens, rentrer vite chez vous avant le déluge. Les parapluies sont chez tout le monde, devant tous les magasins, et dedans aussi. Lorsqu'il se met à pleuvoir et que l'endroit est animé c'est la mission pour ne pas se cogner ou éborgner son voisin, typiquement à Shibuya (渋谷)le samedi après-midi la vue de haut sur le carrefour principale vaut son pesant de cacahuète rien que pour admirer un millier de parapluies qui donnent l'impression de bouger tout seul.
En France on mange du fromage, alors on a inventé le couteau à fromage. Ici on a des parapluies, et l'on a donc inventé toutes sortes de choses qui facilitent la vie dudit parapluie. D'abord de quoi ranger son parapluie lorsque l'on pénètre un musée, un grand immeuble ou quelque chose d'imposant; cela consiste en un meuble où l'on fixe son outil par la poignée en échange d'une clé qui vous permettra de le récupérer plus tard, et ce gratuitement. Ensuite lorsque l'on a affaire à un -simple- supermarché, restaurant, izakaya (居酒屋); cette fois-ci c'est une poche vinyle au format adaptée qui vous sera distribuée et dans laquelle l'eau accumulée sur la toile de votre parapluie restera, afin d'éviter de tremper tout le magasin. En cas de grosse averse et de cohue à l'entrée, les vendeurs s'empresseront de s'occuper de vous pour gagner du temps. En cas d'endroit un peu plus luxueux la poche plastique sera remplacée par un joli sac à l'effigie du magasin. Un peu plus performant maintenant la machine qui emballe toute seule votre parapluie, glisser le verticalement par en haut et il ressortira emballé et étanché. Enfin dans un dernier style le MacDonald's et son système secoue-toi-même-ton-parapluie où entre deux plaques en éponge on vous demandera d'égoutter votre ami en le remuant.
Alors pourquoi tant de parapluies? Ils sont pratiques car à surface transparente, les moins chers ne coûtent que 100Yens(0,8€), la saison des pluies est une réalité, la capuche est un accoutrement ridicule.
Enfin, les parapluies oubliés sont légions, on en trouve pleins les rues. Une fois les averses finis les gens les accroche souvent aux grilles, donnant lieu à des visions insolites. Parfois les magasins les libèrent sur le trottoirs par dizaines, et l'on se rend compte qu'au Japon il y a obligatoirement beaucoup plus de parapluies que d'être humains. Il s'agit de les surveiller de près, s'il leur venait l'idée de devenir intelligent, ce serait peu-être le début d'une nouvelle aire parapluiolithique.

lundi 15 mai 2006

En voiture au Japon (日本に車で)

J'ai pas souvent l'occasion de me déplacer en voiture, mais récemment j'ai pu découvrir quelques petits faits étonnants.
D'abord les stations services. Contrairement à chez nous où l'on se démerde comme tout seul, ici les pompistes vous attendent, vous accueillent à la japonaise -c'est à dire très gentiment-, vous servent votre carburant. Jusque là c'est presque normal, attendez la suite. S'il pleut on éponge vos vitres, si vous fumez on vide vos cendriers, qui que vous soyez on peut graisser vos portières, vous fournir de quoi nettoyer votre l'habitacle, vérifier que les feux stop fonctionnent. Et biensûr, mais ici c'est normal, on quitte la station sous un tonnerre de remerciements...
Ici la grande majorité des voitures sont équipées d'un système de navigation, mais aussi de la télévision, et d'une caméra à l'arrière de la voiture pour faire vos marche-arrières sans vous retourner et sans cogner contre les petits plots. Les derniers systèmes permettent d'afficher deux images sur le même écran en fonction d'où vous regardez; cela permet au conducteur de voir la carte sur laquelle il évolue, et au passager de regarder son programme télé préféré sur un unique écran. De plus les villes sont maintenant modélisées en 3D, vous voyez ainsi sur l'écran une reconstitution virtuelle des rues dans lesquelles vous évoluez: arbres, ponts, magasins, certaines villes comme Tokyo sont incroyablement bien reconstituées. En incrustant la direction à suivre sur ces images, plus possible de vous tromper et de perdre votre temps.
A chaque fois que je suis monté en voiture avec des japonais -une dizaine de fois-, les gens assis à l'arrière se passaient de leurs ceintures de sécurité. Les boites de vitesses sont majoritairement automatiques, et ce qui est agréable c'est que les moteurs font vraiment peu de bruit à l'intérieur comme à l'extérieur des voitures. Ainsi malgré la présence d'autoroutes urbaines aériennes dans Tokyo j'avoue que les rues sont plus calmes qu'en France. Les aires d'autoroute sont très grandes, avec des pleins de magasins, des chiottes gigantesques et propres, et des photos de voitures réduites en purée pour vous mettre au courant des accidents que vous risquez.

samedi 13 mai 2006

Super jeu: Les enfants de Tokyo (すごいゲーム:東京の子供達)

Un intrus se cache parmi eux, à toi de le trouver!
この中に一人だけ間違いがあって見つけて!
Jeu gratuit sans obligation d'achat, voir modalités et règlement au dos de la boite.

vendredi 12 mai 2006

Ligne Chiyoda (千代田線)

Mis à part le grand nombre de publicité qu'on y trouve, tous les métros ne sont pas pareils.
Comme vous le savez il y a beaucoup de compagnies de transports qui se partagent le réseau à Tokyo. Si l'on s'intéresse au métro, on compte plus d'une vingtaine ( de compagnies de métro différentes, en conséquences une bonne variété dans les véhicules. Ainsi j'ai la chance de voyager souvent sur la ligne Namboku (南北線) de la compagnie Tokyo Metro, les trains sont récents, silencieux, bien climatisés, les quais sont tout protégés par des vitres, récemment ils ont installé des écrans dans les rames qui nous diffusent de la publicité, et l'affichage des stations est très élaboré.
La ligne Chiyoda, c'est un peu différent. Ce n'est sûrement pas le pire mais les stations s'affichent avec un vieux système -cependant très efficace- de diodes incrustés sur un schéma de ligne, et des ventilateurs de plafonds tiennent compte de climatisation.

mardi 9 mai 2006

Chats sauvages (野良猫)

Au Japon les chats sauvages abondent.
Ils errent dans les parcs, les rues, à l'université, sont les amis des clochards et sont en fait plutôt bien nourris. Comme la plupart des chats japonais ils ont la queue très courte -10cm-, ce qui leur donne un style assez nouveau pour moi et ma vision européenne des félins d'appartement. Souvent la nuit près de chez moi on les entend se battre, poussant d'atroces hurlements qui, mêlés à ceux des corbeaux, donnent une étrange atmosphère à la Resident Evil...
La photo a été prise à Yanaka (谷中) où samedi dernier un bon paquet de chats sauvages avaient du se donner rendez-vous; peut-être Yanaka est-il pour les felis catus ce que Shibuya est pour les Tokyoïtes. Peut-être avaient-ils prévu en ce samedi soir de se regrouper dans un izakaya (居酒屋) pour fêter la fin de la semaine à coup de lemon-sawa (レモンサワ) et de namabiiru (生ビール), biensûr ils commanderaient sanma (さんま), mezashi (目指し) et hokke (ま法華) avant de finir au karaoke (カラオケ) où ils chanteraient sûrement la chanson de Doraemon (ドラエモン) qui fait "Hagu shichaou, inu mo neko mo hagu shichaou!" (ハグしちゃおう、犬もネコもハグしちゃおう!). Mais tout cela biensûr, ce ne sont que des hypothèses...

Funiculaire de Hakone (箱根のケーブルカー)

Hakone (箱根) est une région montagneuse à l'ouest de Tokyo, pour s'y déplacer on emprunte pas mal de moyens de transports hors du commun.
Voici le funiculaire de Hakone, par la compagnie Tozan (登山). Tel un train il est guidé par des rails, mais contrairement à un train il est tracté par un câble; cela lui permet de monter une pente sacrement raide pour nous amener à Souunzan (早雲山) et ses 761 mètres d'altitude. De là le reste la visite d'Hakone s'offre à vous,.
Ce qui est amusant c'est que le funiculaire est fait pour gravir cette pente d'environ 30°. Imaginez si vous mettiez un train normal sur une telle côte, à l'intérieur les sièges seront penchés, les murs à l'avant et à l'arrière aussi, mais pas sur le funiculaire et c'est normal. Maintenant imaginez si au contraire vous mettez le funiculaire à plat, comme il l'a été dans l'usine où il est né. Alors là tout à l'intérieur est incliné, et de profil l'engin doit avoir l'air terriblement difforme, comme pressé par une énorme accélération. Moi j'imagine ça et je trouve ça loufoque.

lundi 8 mai 2006

Fourière

Je me suis fait ramasser mon vélo par la police! Ca craint, je vais devoir aller le récupérer à la fourière...
Je vous en dirai plus prochainement.

jeudi 4 mai 2006

Lanterne Japonaise (提灯)

Devant les restaurants japonais parfois des lanternes rouges caligraphiés vous indiquent quel genre de restaurant vous êtes sur le point de pénétrer. On les appelles chôchin (提灯).
Yakitori (やきとり), Okonomiyaki (お好み焼き), Teishoku (定食), ou que sais-je encore, qu'importe ce qu'il y est inscrit, l'important c'est l'ambiance japonaise qu'ils créent dans les confins de ces rues sombres et étroites où les plantes abondent sur les trottoirs. Je trouve vraiment ces lanternes très très (très) jolies, dommage qu'elles soient parfois recouverts d'une hideuse poche plastique visant à les protéger des intempéries, dommage également qu'à l'intérieur les ampoules électriques ont remplacé les bougies dont la flamme vacillante charmerait encore plus les passants. Cela dit je comprends ces soucis pratique.
Une lanterne devant un restaurant, c'est donc pour moi une difficulté de plus pour résister à la tentation de faire glisser la porte coulissante avant d'entendre le traditionnel "Hirashaimase !!" des tenanciers.
Mais là ne s'arrête pas là l'article que votre reporter au japon préféré -moi- va vous écrire! Non seulement je vous fait l'éloge de ces lanternes, mais mieux encore, j'ai trouvé la boutique qui les fait! Et croyez moi une fois qu'on a trouvé cette boutique on pense sérieusement à se faire faire un lampion japonais. La boutique donc est située à Nezu, j'ai pensé à noter l'adresse: Bunkyou-Ku Nezu 1-18-11 (文京区根津1丁目18−11), et évidement elle regorge de lanternes... J'ai pris une jolie photo, on voit le monsieur à l'intérieur en train d'en peindre un.


mardi 2 mai 2006

Nettoyer ses lunettes à l'oeil (無料でメガネを洗う)

Service gratuit en libre service devant chez les opticiens.
Pas tous les opticiens, mais ceux là entre autre, ceux là dont je ne me rappelle plus le nom. Devant la boutique sont mis en libre service deux pupitres équipés de spray, mouchoirs, et surtout nettoyeurs à ultra-son -le même procédé de nettoyage que ce qu'on utilise au laboratoire pour nettoyer nos détecteurs de neutrons!- que chacun, client ou pas, est libre d'utilisé.
Alors si vous voulez avoir des lunettes "pikapika" comme c'est écrit, vous savez ce qu'il vous reste à faire.

dimanche 30 avril 2006

Uniforme (制服)

Au Japon pas partout mais souvent, au lycée, à l'école, au collège on porte l'uniforme de son établissement.
Ainsi dans la rue et dans le train, toute la semaine durant -samedi et dimanche inclus- on rencontre même en hiver des écoliers en short et gros cartable peu aérodynamique, des lycéennes qui raccourcissent leurs jupes en mini-juppes et des lycéens qui desserrent leurs cravates pour avoir l'air plus cool. Le degré de liberté se limite au choix des chaussettes et des chaussures. Même le sac de sport est le même pour tout le monde. C'est marrant je trouve.
Mais l'uniforme ne s'arrête pas aux étudiants, et par exemple les hôtesses chargées de l'information à la mairie où dans les grand magasins aussi portent de jolis costumes et chapeaux assortis. Vous me répondrez que chez Champion aussi nos caissières ont un uniforme, certes mais il n'a jamais aucune classe. J'essayerai de prendre des photos afin que vous puissiez apprécier le goût certains des uniformes de travail au pays du soleil levant.
Cependant je crois que cela a donné lieu a une certaine dérive de la part de japonais qui sont devenus des fanatiques des uniformes. Dans un coin d'internet j'étais une fois tombé sur un site classant les uniformes de lycéennes en fonction des lignes de train qu'elles empruntent généralement... Pas moyen de remettre la main dessus cependant.

samedi 29 avril 2006

Le japonais de dans les gares, n°1 (駅の日本語 -その一-)

Permettez moi cette accroche à la linguistique française dans le titre de cet article!
Lorsque l'on prend le train -ou le métro- tous les jours, finissent par rentrer dans notre tête les mêmes messages préenregistrés qui annoncent l'arrivée d'un train, l'ouverture des portes, le nom de la gare, etc, etc... Vous saviez que sur la ligne Yamanote (山手) chaque gare ou presque a sa propre musique pour l'annonce? Entre nous, j'adore celle de Shinagawa (品川) avec sa légèreté , mais je n'aime pas celle d'Ebisu (恵比寿) qui manque d'harmonie. A tel point que tous ces sons qui peuplent les gares ont pris en moi une grande importance, je tâche de les apprendre par coeur, d'en apprécier les variations d'une compagnie de train à l'autre, d'en estimer le niveau de politesse, la pertinence oubien encore simplement de les comprendre parfaitement! Lorsque j'aurai le temps je les enregistrerai et créerai un programme permettant de simuler n'importe quel voyage auditif en train dans Tokyo, ahahahah, suis-je fou?
Vu de la france, et sans me connaître, l'envie de porter l'affaire chez les psychiatres risque légitimement de vous envahir. Oublions-cela voulez-vous et consacrons-nous à l'étude du Japonais au travers desdits messages.

Commençons je vous prie avec mon message préféré, il est long, complexe, possède un bon rythme, un finish classique, juste ce qu'il faut de katakana (カタカナ), et par dessus tout il m'a fallu des mois pour le comprendre complètement. Il retentit dans le métro, une fois que le train s'est arrêté:
電車とホームの間に広く開いている所がありますので、ご注意下さい。
Densha to hômu no aida ni hiroku aite iru tokoro ga arimasu no de, gochûi kudasai.
Etant donné qu'il s'ouvre un large trou entre le quai et le train, faîtes attention s'il vous plait.
Splendide. Cependant je tiens a signaler le caractère mensonger de cette annonce. L'espace qui se trouve au Japon entre les trains et le quai fait rarement plus de 20cm, pour tomber dedans j'avoue qu'il faut viser juste. Je n'ose pas imaginer quel serait l'équivalent français de cette annonce pour notre TGV, son escalier d'un mètre et son fossé qui le sépare du quai.

Deuxièmement, un message tout récent qui fût installé il y a environ un mois sur les lignes de métro. Je l'apprécie car lorsque je l'entends je m'imagine un affreux otaku (お宅) qui bourre tout le monde pour essayer de rentrer avec son gros sac à dos qui se retrouve alors manger par les portes; et ça me fait sourire. De plus il m'a permi d'éclaircir la grammaire de ように quant à l'expression d'un objectif. Bref, un très bon message, toujours poli, destiné aux crétins, et avec un finish classique.
ご乗車の際は、手荷物をドーアに挟まれないように、ご注意下さい。
Gojôsha no sai ha, tenimotsu wo dôa ni hasamarenai youni, gochûi kudasai.
Lorsque vous montez dans le train, afin que vos bagages ne se coincent pas dans les portes, faîtes attention s'il vous plait.
Lorsque j'ai entendu ce message pour la première fois, et que j'ai vu pour la première fois les écriteaux qui vont avec -cf cet article-, j'ai immédiatement réfléchit au fait que la mise en place de tels avertissements n'était pas le simple fruit d'une décision mais plutôt d'une réaction de la part de la compagnie de transport. Aussi j'ai imaginé l'incident qui a du se produire il y a peu, forçant l'équipe se chargeant de la sécurité à mettre en place ce dispositif. Une rame de métro vers 7h30, par exemple la ligne Ginza (銀座), une densité humaine digne d'un cargot Indoux, un garçon un peu trop pressé qui dans le feu de l'action oublie son cerveau sur le quai, un sac à dos qui voudrait crier alors que le train démarre, des frottements sur les vitres anti-suicides qui jonchent le quai, une foule silencieuse contemplant un voyage inordinaire, et peut-être des millions de yens à rembourser si le traffic fût perturber. Biensûr on pourrait imaginer bien plus horrible.
Quoiqu'il en soit le mot lorsque l'on prend le train au Japon, vous l'avez compris: Gochûi kudasai (ご注意下さい).

lundi 20 mars 2006

2000 Yens (2000円)

Cinq mois.
C'est le temps qu'il m'aura fallu pour découvrir l'existence de coupures de 2000 unités au pays du soleil levant. Ces derniers furent introduits il y a quelques années comme prétexte visant à réanimer un peu l'économie du pays, l'introduction d'un nouveau billet impliquant effectivement la rénovation totale du parc d'automates distributeurs de billets de tout le pays... Aujourd'hui il faut admettre qu'on n'en rencontre jamais et qu'il ne s'agissait là que d'un prétexte et non d'une nécessité pratique.
Et vous, au bout de combien de temps avez-vous rencontré votre première coupure de 2000 Yens (15€)?

Kaetama (替玉)

Quel drame! Vous venez de terminer les nouilles (めん) de vos ramen (ラーメン) ou soba (そば) mais votre estomac ne s'avoue pas encore vaincu!
C'est le moment de sortir 150 yens (environ...) de votre poche et d'apostropher le cuisinier d'un "Kaetama !" énergique mais tout de même pas autoritaire. Ce dernier s'empressera alors de vous préparer une ration de nouilles réintégrable à la soupe que vous aurez préalablement et intelligemment économisée! Voila de quoi largement se remplir l'estomac pour seulement un euro supplémentaire... D'autres suppléments peuvent ainsi être commandés après coup, par exemple l'eau chaude dans laquelle les nouilles cuisent, les rondelles de porcs qui ornent souvent les ramen ou d'autres choses encore que je n'ai pas su décrypter.
Cependant si vous voulez une portion plus grosse que d'ordinaire de votre plat préféré, ne vous embêtez pas avec ces histoires de kaetama et demandez simplement "Oomori" dés la commande: l'équivalent XL de n'importe quel plat japonais.

Sanctuaire Fushimi Inari (伏見稲荷神社)

Non loin de Kyoto (京都) je comptais aller observer les cerfs qui abondent dans les rues de la ville de Nara (奈良), mais voila que mon train passe par une gare anormalement surpeuplée, bien que minuscule.
C'était la gare de Inari (稲荷), entre Kyoto et Nara, et nous étions le 4 janvier 2006. Etonné par tout ce monde je descends et mène mon enquête. Le flot de japonais me conduit vite vers un temple situé à deux pas de la gare, étant encore début janvier les japonais s'adonnaient toujours aux rituels du shôgatsu (正月) mais ils étaient encore une fois exceptionnellement nombreux pour un temple aussi perdu dans la campagne.
Il s'avère que Fushimi Inari (伏見稲荷) est le plus grand sanctuaire Inari (稲荷) du Japon. Inari étant le Dieu-Renard vénéré ici. Ce jinja (神社) est simplement énorme et s'étend de la vallée jusqu'au sommet de la montagne à laquelle il s'adosse, vous proposant ainsi une ballade entièrement balisée de torii. La promenade est tout bonnement incroyable, à chaque pas que vous faîtes c'est un torii que vous franchissez, c'est ainsi huit kilomètres de tunnel rouge-orangé que vous allez franchir. Vous passerez par différent cimetière ô combien anciens, un détour par un lac et différentes boutiques offrants des torii miniatures à calligraphier à votre guise pour décorer les tombes de vos ancêtres enterrés ça et là. Après quatre kilomètres vous arriverez à un joli panorama sur la ville de Kyoto.
Les torii sont faits de bois, la forêt recouvrant la montagne voisine sert de matière première. Sur ces portiques on peut lire les noms des entreprises qui ont aidé au financement de l'implantation d'un si grand nombre de ces portes shinto.
Bien qu'ayant glané bon nombre d'informations sur des choses à voir dans le Kansai (関西) avant mon départ pour Kôbe (神戸), je n'avais jamais lu une ligne sur cet endroit que j'ai découvert par hasard. C'est cependant la plus belle visite que j'ai faîte dans l'ouest du Japon, et je vous la recommande.

dimanche 5 mars 2006

BookOff

BookOff, ce sont des magasins qui vendent livres, CDs, DVDs, jeux vidéos d'occasions.
Tous les articles sont en bonne condition et il y a vraiment une quantité de mangas impressionnante. Vous vous en tirerez avec des mangas à 100yens (0,75€), c'est vraiment l'idéal pour se faire une collection. Mais malgré ces tarifs imbattables les magasins BookOff sont toujours remplis de dizaines de japonais bien alignés dans les rayons, occupés à lire leur série préférée.
Malgré qu'il soit interdit de prendre des photos dans le magasin je vous livre ici un cliché exclusif de japonais en pleins travail dans le BookOff de Mitaka (三鷹).

Le site officiel des magasins Book Off.

vendredi 3 mars 2006

Strap (ストラップ)

A l'origine on appelait ça une dragonne, sa fonction était d'éviter la chute d'un appareil en le reliant au poignet. Ici c'est devenu un mode pour se démarquer et pour rendre un peu plus unique son téléphone portable adoré.
On en trouve des mignons, des moches, des ridicules, des énormes, ce sont souvent des personnages japonais où des porte-bonheurs, voir un chiffon pour nettoyer l'écran de son téléphone. Il arrive de voir un téléphone tellement garni -une dizaine- en straps qu'il n'est plus possible de le mettre dans une poche normale. Certains ont carrément une peluche de 20cm qui sert d'ornement à leur joujou.
On en trouve partout, l'un des plus farfelu que j'ai pu rencontré consistait en une petite plante dans une capsule en verre. Personnellement je reste soft avec un omamori que l'on m'a offert, et un KittyChan en combinaison de Rody qui fait du snowboard -quoi de plus classique- reçu en cadeau avec une bouteille de thé...
Aller faire un tour sur le site web ci-dessous, et perdez vous dans la jungle du gadget décoratif que tout japonais normalement constitué possède.

Strap-Ya, vente en ligne de straps pour téléphones!

Conpa (コンパ)

Conpa, en katakana, vient de la juxtaposition-compression des mots Company et Party. Et c'est au Japon un évènement très fréquent.
Par extension ça devient toutes les fêtes que l'on peut faire avec les collègues. Dans mon cadre on ne parlera pas de collègues mais de professeurs, d'assistants-professeurs, de secrétaires et de camarades thésards ou étudiants. L'événement a lieu une fois tous les deux mois environ, pour l'accueil des nouveaux ou pour le départ des anciens du laboratoire. Deux des étudiants du labo sont officielement chargés de l'organisation, on ne plaisante pas avec le Conpa, réservent un ou plusieurs restaurants puis collectent les fonds. Chacun paye sa part mais les professeurs donnent tellement d'argent -personnel, c'est la tradition- qu'on se retrouve tous à payer 2.000Yens (15€) pour une soirée qui devrait coûter beaucoup plus.
Le dernier Conpa auquel j'étais convié eut lieu la semaine dernière. Le restaurant était à Ueno, énorme, style Japonais, nous avions une salle privée équipée d'un coin karaoké. Le directeur du labo ouvre le bal avec une vieille chanson japonaise, les étudiants ont suivi quelques bières plus loin.
Un bon moment.

Je mange au Metro

Un des nombreux restaurants de l'Université de Tokyo (食堂) s'appelle Metro (メトロ), c'est mon préféré.
Il est situé sur le campus Hongo, près de la pelouse centrale, sur l'aller qui mène à la Main Gate. J'y apprécie le coin japonais avec ses tatamis, ainsi que les 丼 (don), nottament l'oyakodon (親子丼). Mais le restaurant propose de tout, des ramens (ラーメン) aux teishoku (定食), en passant par les pâtes italiennes (パスタ), pour un prix raisonnable.
Les deux plateaux visibles en photo coûtaient chacun environ 500Yens (4€), le premier présente mes ramens préférées: les châshumen (チャーシュメン), le second un taishoku dont je ne me rappelle pas le nom, que j'avais agrémenté d'un shiromifurai (白身フライ): le poisson pané en haut à droite.

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