SebInTokyo! Vous faire ressentir la vie à Tokyo.

vendredi 7 septembre 2007

Petit vocabulaire du quotidien

加工: procédé
燃料: combustible
施設: établissement
公開: ouverture, inauguration
計画: plan
混合: mélange
酸化物: oxyde
委員会: comité, commission
交流: échange
審査: examen
検討: examen, étude, considération
地元: local, du pays
聴取: écoute, audition
住民: peuple, citoyen
開催する: donner, ouvrir (un évènement)
参加: participation, engagement
議事: débat, délibération
混乱: désordre, confusion, chaos
円滑に: tranquilement, en douceur
資源: ressources
復興: reconstruction, rennaissance
支援: assistance, aide
方向: direction
交付金: prime
活用: conjugaison, utilisation, exploitation, mise en valeur
放射性物質を含んでいる: être contaminé radioactivement
物質: matière, substance
1次冷却水: caloporteur du circuit primaire
を含む: contenir, comporter
廃液: déchêts liquides
廃棄物: déchêts
外部: extérieur, externe
漏えい: fuite
漏れ: fuite
影響: effet, influence, conséquence
低下: baisse
水位: niveau d'eau
付近: alentours
弁: valve, soupape
主: principal, chef
排気: ventilation
筒: tuyau
変形: transformation, changement de forme
痕跡: traces
亀裂: fente, fissure
方針: orientation, principe, direction
措置: disposition, mesure
測定: mesure
濃度: concentration
原因: cause, raisons
調査: étude, enquête
制御室: salle de commande
通常: habituel, normal
当該: approprié, compétent, adéquat
閉止: stoppage
停止: interruption
確認: affirmation, vérification, confirmation
同日: le même jour

lundi 3 septembre 2007

Maintenance...

...en cours

mardi 7 août 2007

Densité de Tokyo en stations de métro

J'ai réalisé une carte qui rend compte du positionnement des stations de métro de Tokyo (東京メトロ) et donc de la facilité d'accès au réseau sous terrain.
Personnellement, j'ai pas mal réfléchit à cette forme après avoir finit ce petit travail et j'en suis vite arrivé à la comparer avec un(e) neurone. Après tout, réseau de transport et réseau de neurones se confondent lorsque l'on aborde leurs missions... Tout cela me rappelle les courants saltatoires et les gaines de myéline étudiées il y a déjà 5 ans.
Mais attention, seules les 12 lignes de métro (Hibiya, Marunouchi, Namboku...) sont prises en compte, les trains JR et la Yamanote sont hors de ce jeu pour l'instant, on ne mélange pas les torchons et les serviettes! Pour comprendre où l'on se trouve, j'ai d'abord essayer de superposer une vraie carte sur ces couleurs, mais le résultat était plutôt laid, alors j'ai pensé que vous vous en sortiriez avec seulement trois points de repère: la Tokyo Tower (東京タワー), la gare de Tokyo (東京駅), et la gare de Shinjuku (新宿駅).

jeudi 1 février 2007

Publicités Japonaises (日本のCM)

Voici un excellent site diffusant librement des tas de publicités japonaises, en très bonne qualité, et remis à jour régulièrement. Cela vous donnera un avant-goût de la télévision japonaise, avec ses musiques débiles, ses costumes multicolores, ses scnéarii et personnages allumés, ses chorégraphies grotesques, tous ses cris, et ses sensations qu'arrivent à avoir les gens simplement en mangeant un mikado au fromage...
Graphiquement parlant, je les trouve vraiment loin devant nous et nos sempiternelles filles à poil sous les cascades de Tahiti-douche, ces publicités donnent un aperçu de l'infinie créativité japonaise!

TV-CM.net Japon

Tokyo des années 1970

Voici une carte postale qui date des années 70, dégotée dans une brocante Nantaise. Il s'agit de Tokyo (東京) vue du ciel, plus précisément Minato-Ku (港区). Essayons donc de modestement comparer ce qui est comparable avec le Tokyo d'aujourd'hui.

Intéressons nous d'abord aux parcs, car c'est bien la seule chose qu'on peut facilement repérer. Le Shiba-Kouen (芝公園)normalement énorme et situé à mi-chemin entre la Tokyo-Tower (東京タワー) et la mer n'existe pas encore, cependant au centre le Kyuushiba-Kyuu-Onshi-Teien (旧芝離宮恩賜庭園) et sur la droite son grand frère le Hamarikyuu-onshi-teien (浜離宮恩賜庭園) existent dors et déjà.
Au plein centre, devant la tour, la gare de Hamamatsuchou (浜松町駅); logique puisque la ligne Yamanote (山手線) fut construite dans les année 60, à moins que ce ne soit le monorail (モノレール)...
Laissez-moi vous fournir une autre image, plus actuelle celle-ci où j'ai retracé le point de vue de la carte postale, accessible aussi à cette adresse (Google Maps), maintenant c'est à vous de comparer.

lundi 15 janvier 2007

Paprika (パプリカ)

Depuis Perfect Blue, Satoshi Kon (今 敏) avait réalisé quelques films d'animation qui n'avaient pas vraiment connu de succès en occident, du moins qui n'étaient pas sorties jusque dans des "grands" cinémas. Mais le revoila.
Ajoutez à cela sa grève créatrice entre 1993 et 1996, pensant lutter ainsi contre certaines personnes jugeant ses oeuvre trop politiquement incorrectes, on peut le dire: notre ami Satoshi n'a pas trop joué la superstar du cinéma d'animation japonais des 2000s... Mais au mois de décembre dernier, à Paris, on a pu voir des centaines d'affiches aussi fouillies que colorées pour le dénommé Paprika; à Nantes, c'est le Katorza qui le jouait en l'annonçant "Selection officielle au festival de Venise 2006", aujourd'hui le Concorde le propose également.
Adapté d'un roman de Yasutaka Tsutsui (筒井 康隆), le film est prenant, m'a fait penser à Matrix, il est compliqué et très esthétique, rythmé d'une excellente musique, et dans un japonais fort compréhensible. Deux visionnages ne m'ont pas suffit pour saisir toutes les subtilités scénaristiques, ce qui ne m'empêche pas de vous le recommander. Mais dépécher vous, peu de cinéma le proposent encore; sur Paris je vous propose Les Trois Luxembourg, premier complexe cinématographique de la capitale, dans le 6ème.

vendredi 18 août 2006

Plaques de rues japonaises (?)

Un souvenir à la valeur inestimable puisqu'il ne s'achète pas, mais aussi lors de vos quêtes urbaine un compagnon au don d'ubiquité des plus appréciable.
Ces plaques de rues sont charmantes; bleu brillant pour les jeunes, bleu dépoli pour les vétérans, vertes, parfois turquoises dans certains quartiers, leur complexité est fonction de la taille de leur ville natale. Par exemple Tokyo (東京) et ses 13 millions d'habitants a logiquement et heureusement bénéficié d'une subdivisions géographique aux multiples niveaux, alors qu'Atami (熱海) qui passe presque pour un village face à la métropole ne souffre que d'un découpage léger lui permettant un adressage plus simple.
Je vous fait confiance et vous n'irez pas raconter aux autorités japonaises que je me suis permis d'en ramener une dans mes valises.

Les marchands ambulants (屋台)

Près des gares où aux endroits fréquentés, ces charette-restaurants procurent tentation et intimidation aux étrangers comme moi.
Un des rares regrets que j'éprouve au sortir de mes dix mois passés au Japon: ne pas avoir rencontré la triple coïncidence qui m'aurait fait tenter l'aventure urbano-gustatitive. Pour cela il m'aurait fallu simultanément: avoir faim, tomber sur un de ces marchands ambulants, être dans une condition psychologique m'offrant l'audace de m'y asseoir. Jeune et étranger parmi les vieux japonais qui fréquentent usuellement ces établissements -bien que peu établis-, cette dernière condition était sans doute la plus dure à remplir. Assis bêtement à moins de 50cm du cuisinier vous concoctant râmen (ラーメン), oden (おでん), yakitori (焼き鳥) ou que sais-je encore, la situation débouche fatalement sur un face-à-face qu'il est sans doute préférable d'agrémenter d'une discussion, ou du moins d'une sensation de bien à l'aise que je n'aurai su garantir.
Je me dis que ça sera pour la prochaine fois, quand mon niveau de japonais me permettra d'assurer une discussion sur le seul thème des yakitori. Les photos ont été prises devant la gare d'Iidabashi (飯田橋), sur l'allée qui mène à la presqu'île d'Enoshima (江ノ島), et devant la gare de Shinjuku (新宿).

Héraklès (ヘラクレス)

Le plus gros kabutomushi (カブトムシ) qui soit.
Il vient d'Amérique du sud où il vivait dans les forêt tropicale et peut mesurer jusqu'à 18cm. Kabutomushi signifie littéralement "Insecte casqué", et regroupe pour les japonais pas mal d'insectes équipés d'une protubérance frontale. Ici un marchand d'insectes présentait son plus beau spécimen à qui voulait bien le laisser grimper sur son bras, le prix de celui-ci n'était pas indiqué mais malgré mon faible savoir en la matière j'oserai l'estimer à plusieurs centaines d'euros...

Le toboggan du Daiheigen onsen (大平原温泉の滑り台)

Sawayaka-Land (さわやかランド) est un petit complexe thermal qui possède ses bains, son rotenburo (露天風呂) ses râmen (ラーメン), ses massages, mais surtout son toboggan.
L'eau des sources de la région de Tokachi (十勝) est populaire et les gens s'y pressent car on aurait là un des meilleurs onsen (温泉) du pays. Mais là ne s'arrête pas le plaisir que l'on peut y prendre puisqu'ici on y a même installé un toboggan, idée qui paraît d'abord stupide mais qui m'a complètement convaincu dés le premier essai, serai-je donc stupide, peu importe. Ce n'est tout de même pas Eejanaika, mais avouons que prendre un toboggan "à walou" pour finalement s'éclabousser dans de l'eau thermale à 40°C et par la même occasion mettre un peu le souk dans le quotidien des quinquagénaires fréquentants l'endroit a quelque chose de marrant, quand en plus le toboggan est plutôt raide et en fait carrément rapide, j'avoue qu'on en redemande. A vrai dire nous en rigolions tellement moi et mes amis que l'on a vu naître dans les yeux de nos spectateurs aux cheveux blancs une curiosité mêlée d'une envie d'essayer l'aventure, envie hélas freinée par l'incompatibilité qu'il en résulterait de voir un vieil homme s'éclater sur un bête toboggan.
Coût de l'entrée: 1000Yens (7,5€) tout de même, mais globalement cela valait le coup.

Les routes d'Hokkaido (北海道の道): 4/5

Ichiryô (一両), petit train ne possédant qu'un seul wagon. Entre Furano (富良野) et Obihiro (帯広) la voix ferrée longe assez souvent la route.


1/320 - 77mm - F:13 - 200ISO
Version plus grande (1600x1066:444Ko)

Eejanaika (ええじゃないか)

La dernière née des attractions japonaises et son record du monde avec ses quatorze rotations.
Fuji-Kyû (富士急) est un parc d'attraction situé à 2 heures de voiture à l'ouest de Tokyo (東京), il est doté de plusieurs qualités. Premièrement il est situé assez près du Mont Fuji (富士山) pour que ce dernier soit-visible du haut de certaines montagnes russes, deuxièmement il est énorme et possède des dizaines d'attractions dont plusieurs qui furent pendant longtemps détentrices de records mondiaux. Ainsi Dodonpa (ドドンパ) qui vous envoie au delà des 200km/h en moins de deux secondes ou bien Fujiyama (ふじやま) qui a longtemps été le plus long et le plus haut des grand-huits furent les marques de fabrique de ce grand parc d'attraction avant que les américains ne débarquent pour faire encore plus haut et plus flippant.
Force est de constater que dans le milieu des montagnes russes, sans record du monde, on attire pas vraiment les clients. Après avoir perdu deux de ses records, Fuji-Kyû vient d'en récupérer un nouveau lorsque le 19 juillet 2006 fût inauguré Eejanaika (ええじゃないか) qui vous mettra quatorze fois la tête en bas. J'ai mené mon enquête à propos de la signification de "Eejanaika", on aurait là l'équivalent japonais de notre "Oh-hisse" français, que l'on criait autre fois sur les rizières pour se donner du courage en repiquant -ou en récoltant, je n'ai pas mené mon enquête jusque là- les pousses de riz. Du courage il en faut puisqu'avant d'embarquer vous attendrez entre 30 minutes et 3 heures, avant d'être secoué, retourné, jetez au sol, écrasé à gauche, puis à droite, lancé en rase-motte, pendant 2 minutes.

Aller à Hokkaido en ferry (フェリで北海道へ行く)

Il est évident que lorsque l'on a de l'argent, généralement on a pas de temps.
Alors si au contraire, comme moi, vous n'êtes ni pressé ni riche, c'est le moment d'embarquer pour Hokkaido (北海道) par voie maritime. Il vous en coûtera environ 5000Yens (37€) pour embarquer à Niigata (新潟) sur l'un des ferry de la compagnie Shin Nihonkai (新日本海) et débarquer sur l'île d'Hokkaido par exemple à Tomakomai (苫小牧), débrouillez vous ensuite pour rejoindre votre destination préférée. Mais évidement là n'est pas le seul itinéraire possible, il y a différentes compagnies pour différents embarcadères, destinations, étapes, services, tarifs, et donc souvenirs. Mais n'espérez tout de même pas égaler les avions qui rapprochent Tokyo et Sapporo (札幌) à seulement 90 minutes, comptez ici plutôt 720 minutes -12 heures- et l'impossibilité évidement d'arriver à Sapporo -perdu au centre de l'île- car oui bien qu'étant au japon on ne parle ici ni d'aéroglisseur ni d'engins amphibie révolutionnaire mais bien d'un ferry classique quoique gros et placide qui se contentera de voyager sur l'eau.
Le voyage est long mais les services le raccourcissent: départ vers 23h et donc possibilité de roupiller une dizaine d'heures, "cinéma", tables de ping-pong, restaurants, salons chics et moins chics, promenades sur les ponts, distributeurs de bières, parfois même semble-t-il piscines au format réduit certes mais piscine quand même à l'arrière du navire, laveries, et en ce qui concerne les services typiquement japonais: bains publiques, salle de jeux, eau chaude pour vos cup-ramen (カップラーメン).
Quelques précisions tarifaires et noctambules. Le ticket dont je parle qui est aussi le moins cher vous offrira le confort très rudimentaire d'un dortoir pour seize personnes, chacun n'ayant pas plus de 60cm pour s'épanouir durant la nuit, pas plus que de la moquette et une couverture pour dormir; dans ces conditions là j'admet que dormir dix heures serait un véritable exploit que j'en suis sûr notre ami Vincent Perrault se ferait une joie d'authentifier pour son émission des records. Dans mon cas et voyageant fin juillet, le bateau dépeuplé de ses clients réduisait le nombre d'occupants de ma chambre à seulement trois. Simple alors était-ce d'améliorer son confort en s'appropriant le matériel mis à disposition de nos voisins les clients absents, s'assurant une douce nuit.
Si contrairement à ce qu'énonce le chapeau de cet article vous êtes riche et pleins de temps libre, alors à vous les suites et autres VIP-room pour du quatre étoiles maritime: télévision, lit double, salle de bain privée et mini-bar. Mais dans le fond je pense que si vous en étiez, vous n'auriez rien à faire sur mon site web.

jeudi 17 août 2006

Grillés! (現行犯!)

Trois photos de flagrant-délits Japonais.
Je vous laissez comprendre et juger, j'imagine que vous n'aurez pas besoin de mes explications.

Les routes d'Hokkaido (北海道の道): 3/5

À Obihiro (帯広). Mais en fait je pourrai vous dire que c'est à Dakar ou à Toulon vous seriez bien obligé de me croire aussi. Quoiqu'il en soit il est agréable de pouvoir fausser la mise au point autant que ça avec un réflexe numérique.


1/80 - 140mm - F:5,6 - 1600ISO
Version plus grande (1600x1066:752Ko)

Les lavandes de la ferme Tomita (富田ファームのラベンダー)

Quel besoin d'aller à Hokkaido (北海道) pour admirer des lavandes, ce sont nous les français qui les avons découvertes pensez-vous.
Les lavandes d'Hokkaido sont en fait une véritable attraction touristique, si d'ailleurs vous ouvrez un guide de voyage, alors vous tomberez forcément sur quelques clichés de ces élancées fleuries, vallonnées et multicolores. Deux impressions saisissantes lorsque vous arriverez à Furano (富良野) en plein centre d'Hokkaido pour admirer les champs fleuris de la plus célèbre ferme de lavandes du Japon qu'est la ferme Tomita (富田ファーム): d'abord il y a beaucoup de gens, ensuite c'est vraiment beau. Oublions la première pour nous consacrer à nos amis les végétaux, malgré l'appellation de ferme à lavandes, bien d'autres espèces sont là, et ça en met vraiment pleins les yeux. J'imagine que ce n'est pas la cas toute l'année, mais y étant au mois d'août j'ai eu le droit à un vrai feu d'artifice de couleurs, j'en aurai mangé; d'ailleurs ça va vous paraître bête mais j'étais envieux des abeilles qui avaient l'air de se faire sacrement plaisir avec tout ce choix.

Les routes d'Hokkaido (北海道の道): 2/5

Ici entre Obihiro (帯広) et Ikeda (池田), mais je ne suis pas tout à fait sûr...


1/150 - 95mm - F:8 - 400ISO
Version plus grande (1600x1066:812Ko)

Agepan (あげぱん)

Vous pourrez, par hasard, croiser au détour d'un quartier fréquenté de Tokyo (東京) cette petite camionnette aux couleurs enfantines et proposant un quatre-heure aussi bon que gras.
En Japonais あげ (prononcez "agué") fait référence à la nourriture cuite dans l'huile, on était habitués au poulet avec le karaage (唐揚げ) mais ce jour là à Ikebukuro (池袋) j'ai découvert que le pain lui aussi a le droit à son traitement adipeux. Pour 100 Yens et en 30 secondes, choisissez votre parfum parmi sucre, champignon, cannelle, cacao -en photo- ou café au lait, et brûlez vous la langue en avalant cette brioche ultra-calorique. J'avoue avoir beaucoup apprécié la découverte gustative, aussi simple et peu subtile soit-elle. En effet ce type de goût très fort et sucré ne résonne pas trop avec la gastronomie japonaise classique, et mis à part les grands classiques -crêpes et gaufres- il est assez difficile de retrouver les sensations françaises de type Nutella© dans les rues de Tokyo. Expatriés en manque de glucose, la camionnette Agepan vous attend à Ikebukuro.

Les routes d'Hokkaido (北海道の道): 1/5

Début d'une série de cinq photos prises en voiture, déambulant le long des routes d'Hokkaido (北海道).
Ici entre Muroran (室蘭) et Obihiro (帯広).


1/100 - 29mm - F:6,3 - 200ISO
Version plus grande (1600x1066:608Ko)

mardi 15 août 2006

Hanabi (花火)

Hanabi (花火) signifie feu d'artifice, mot à mot cela se traduit par "fleur de feu".
Les japonais sont passés maîtres dans ce domaine, et quand j'écris ça je n'exagère pas, l'engouement de la population pour ces spectacle y est proportionnel. Une, parfois deux heures de spectacles s'enchaînent. Une, parfois deux journées avant l'heure les japonais s'installent et se réservent un emplacement stratégique en vue d'un confort visuel total. Ainsi dans les grandes villes, le soir venu ce sont des hectares de bâches bleues et des tonnes de japonais qui jonchent les rues en attendant 19h. En attendant le début du spectacle, les organisateurs peuvent communiquer avec le public par fusée interposée pour annoncer si la météo empêchera le feu ou non, s'il faudra remettre cela demain ou pas.
Durant le spectacle, fonction de votre placement c'est une quantité plus ou moins grande de résidus de fusées qui vous retomberont dessus, mais le spectacle vaut le coup. Les artificiers rivalisent de talent et dessinent aujourd'hui dans le ciel le visage de vos personnages préférés japonais: Kitty Chan, Doraemon... Et puis s'enchaînent les couleurs, les clignotements, les détonations pendant en général une heure et demi! A vrai dire notre 14 juillet fait bien pâle figure face aux artificiers nippons...
Parmi les "gros" Hanabi, il y a par exemple celui de la rivière Sumida (隅田川) à Tokyo (東京), du côté de Asakusa (浅草). Bien avant le début du feu d'artifice, le spectacle est déjà impressionnant. Dans les rues fourmillent des milliers de japonais en kimonos et yukata, la progression s'y fait terriblement lentement, les métros sont surchargés, sortir d'une gare vous occupera 20 minutes, des centaines de policiers font respecter l'ordre en hurlant dans leurs mégaphones; on croirait une évacuation d'urgence de la ville après une catastrophe. Pourtant le spectacle n'en sera pas forcément proportionnellement bon: effectivement certaines législations limitent les artificiers dans le cadre urbain que représente Tokyo et ses immeubles. Impossible alors pour nos artistes d'élaborer des fusées aux dimensions extraordinaires comme cela peut-être le cas par exemple à Atami (熱海) où j'ai pu admirer des explosions énormes et des fusées décollant à 360 mètres. Moralité, pour bien apprécier les feux d'artifices japonais, renseignez-vous bien et n'imaginez pas que les meilleurs sont à Tokyo.
Mais finalement, qui paye pour ces millions de yens? Des entreprises qui jouent les sponsors, pour vous, c'est gratuit.

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